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samedi, décembre 19 2009

Les ressources sous nos pieds

Pompes géothermiques, des ressources sous nos pieds

Elles valorisent les calories du sol ou de l’eau des . nappes par le biais de réseaux de capteurs, de sondes ou de forages d’eau. Ce type de PAC est très performant quelle que soit la température hivernale. En effet, les capteurs sont installés à la profondeur requise pour que la température y soit à peu près constante toute l’année et toujours suffisante.

                                     GEOTHERMIE DE SURFACE

Géothermie de surface Aux profondeurs qui intéressent les pompes à chaleur géothermiques (ou pompes sur capteurs enterrés), l’énergie du sol provient pour l’essentiel du rayonnement solaire et de la migration des eaux de pluie dans le sol.

Capter les calories

Dans les PAC géothermiques, le prélèvement de chaleur se fait par le biais de tubes enterrés dans le sol. Ces capteurs peuvent être placés en configuration horizontale ou verticale. Dans ce dernier cas, on parle aussi de sondes géothermiques verticales.

Les capteurs horizontaux sont des tubes de polyéthylène ou de cuivre gainés de polyéthylène. Ils sont installés en boucles enterrées horizontalement à faible profondeur (de 0,60 m à 1,20 m).

Dans ces boucles circule en circuit fermé de l’eau additionnée d’antigel ou le fluide frigorigène de la pompe à chaleur (selon la technologie employée).@@

Les capteurs horizontaux peuvent équiper une PAC à détente directe, une PAC à fluides intermédiaires ou une PAC mixte.

          CAPTER L'ENERGIE

Les capteurs verticaux sont constitués de deux tubes de polyéthylène formant un U installés dans un forage (jusqu’à 80 m de profondeur) et scellés dans celui-ci par du ciment. Dans la plupart des cas, on réalise plusieurs forages qui doivent être distants d’au moins 10 m.

On y fait circuler en circuit fermé de l’eau additionnée de liquide antigel.

Seules les PAC à fluides intermédiaires (voir page 9) peuvent être équipées de capteurs verticaux

Bien dimensionner les capteurs

La longueur totale des tubes d’un capteur horizontal dépasse plusieurs centaines de mètres. Ils sont repliés en boucles distantes d’au moins 40 cm, pour éviter un prélèvement trop important de la chaleur du sol. Dans le cas contraire, il y aurait des risques de gel du sol. On estime la surface de capteur nécessaire de 1,5 à 2 fois la surface habitable à chauffer. Pour une maison de 150 m2, le capteur occupera entre 225 et 300 m2 de votre jardin.

Pour les capteurs verticaux, deux sondes géothermiques d’environ 70 m de profondeur chacune et distantes d’au moins 10 m, peuvent convenir pour chauffer une maison de 120 m2 habitables (en fonction de la zone climatique et de l’isolation de la maison).

L’emprise au sol est faible par rapport à des capteurs horizontaux mais la réalisation du forage exige un minimum de place et une bonne accessibilité.



Prendre quelques précautions

Les capteurs horizontaux doivent respecter certains principes de pose

          CAPTEURS HORIZONTAUX

Pelouse, massifs de fleurs et buissons peuvent cohabiter avec le capteur horizontal enterré.

La surface au-dessus du capteur doit être perméable (pas de terrasse ou de construction) et ne pas être traversée par des réseaux d’eau (risque de gel). Le terrain ne doit pas être trop pentu, pour ne pas avoir à faire de remblai. Dans un sol rocheux ou argileux, il est préférable d’installer les capteurs sur un lit de sable.

                                                 POSE DE CAPTEURS HORIZONTAUX

Les sondes géothermiques sont plus délicates à poser. En plus des précautions signalées pour la pose des capteurs horizontaux, il est nécessaire de faire appel à une entreprise de forage qualifiée (le bureau de recherches géologiques et minières - BRGM - gère une liste de foreurs engagés dans une démarche de qualité) et de respecter les procédures administratives concernant la protection des sous-sols.

                                                 pose d'une sonde géothermique
                                            Pose d’une sonde géothermIque

Choisir une configuration

  Actuellement, en France, les PAC géothermiques les plus répandues sont celles à capteurs horizontaux. Elles sont moins coûteuses que les PAC àcapteurs verticaux mais nécessitent de disposer d’une surface de terrain suffisante.

Elles sont donc surtout réservées au chauffage des maisons individuelles.

Les configurations verticales sont bien développées à l’étranger et l’on commence à voir de plus en plus de réalisations en France. Ces systèmes sont plus coûteux mais leur emprise au sol est nettement plus réduite.

Ils peuvent donc convenir pour chauffer des maisons individuelles et aussi de petits ensembles de logements et d’immeubles de bureaux qui sont limités par la surface environnante.

Ces PAC peuvent être intégrées à une installation de chauffage central classique existante (pompes à chaleur « en relève de chaudière »). Ceci permet d’économiser du combustible et de limiter les rejets d’une chaudière à gaz ou au fioul.



Un cas à part, les PAC sur eau de nappe

Elles aussi font partie des PAC géothermiques. La chaleur du sous-sol est celle contenue dans l’eau de nappes aquifères peu profondes (moins de 100 m) captée par forage. On les appelle en général pompes eau / eau.

Les PAC sur eau de nappe nécessitent un ou deux forages de 30 à 100 m de profondeur. Le captage doit être réalisé par un foreur professionnel et déclaré à la DRIRE locale (direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement)

Attention ! Démarches Les forages sont soumis à des réglementations nationales et locales. Avant d’envisager un tel projet, il faut faire le point sur les démarches administratives à entreprendre et contacter un spécialiste (hydrogéologue agréé, Bureau de recherches géologiques et minières BRGM, bureau d’études spécialisé).

Dans les systèmes à un seul forage, l’eau de nappe prélevée est rejetée dans une rivière, un plan d’eau ou un réseau d’eaux pluviales (si ce type de rejet y est toléré) après qu’on y ait prélevé les calories nécessaires.

Dans le système à deux forages, le deuxième forage sert à réinjecter l’eau utilisée dans la nappe. Ce système, bien que plus coûteux, est fortement recommandé car il évite le gaspillage de l’eau souterraine, précieuse par nature.

                                    taupe sous terre

Un débit suffisant Pour qu’une pompe à chaleur sur eau de nappe donne toute satisfaction, il faut que le débit d’eau puisé dans la nappe soit suffisant et stable dans le temps. Le débit requis peut atteindre ou dépasser 1 m3/h et s’élever jusqu’à 3 m3/h pour une maison individuelle, selon son degré d’isolation.

                           pompe à chaleur eau eau

Et en rivière ? Il est possible d’utiliser l’eau d’une rivière pour faire fonctionner une pompe à chaleur. Selon le débit prélevé par la pompe, le débit d’étiage du cours d’eau et le type de cours d’eau (domanial ou non), cet usage peut être soumis à déclaration ou à autorisation et assujetti à une redevance du domaine public (rivières domaniales). Pour plus de renseignements, contacter la direction départementale de l’agriculture et de la forêt. C’est auprès d’elle que se font les démarches nécessaires. à suivre...///

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mercredi, décembre 16 2009

Pompe a chaleur

Un refrigérateur à l'envers

Dans un réfrigérateur, de la chaleur est puisée à l’intérieur de celui-ci, ce qui en abaisse la température, puis est rejetée à l’extérieur, dans l’air de la cuisine.

Les pompes à chaleur fonctionnent selon le même principe, mais c’est l’environnement extérieur (sol, air ou eau) qui fournit la chaleur et l’intérieur du logement qui la récupère

Le principe de base

La pompe à chaleur ou PAC est constituée d’un circuit fermé et étanche dans lequel circule un fluide frigorigène à l’état liquide ou gazeux selon les organes qu’il traverse. Ces organes sont au nombre de quatre : l’évaporateur, le compresseur, le condenseur, et le détendeur.

Pour simplifier, on peut dire que la pompe à chaleur prélève un peu de chaleur du sol du jardin, de l’air environnant ou de l’eau d’une nappe, augmente son niveau de température et restitue une chaleur à une température plus élevée dans le logement.

Son fonctionnement est d’autant plus efficace que la différence entre la température du milieu où est puisée la chaleur et celle des émetteurs de chaleur du logement est réduite.

Les fluides frigorigènes sont pour la plupart nocifs pour l’environnement. Ceux qui détruisent la couche d’ozone sont maintenant interdits ou en cours d’élimination. C’est le cas du R22, qui a longtemps été le fluide frigorigène le plus employé. Ils sont remplacés par des fluides comme les HFC (R407C, R410A, R417A), inoffensifs vis à vis de la couche d’ozone. Mais ces fluides restent de puissants gaz à effet de serre.

                       Schéma de principe de la pome à chaleur

Schéma de principe de la pompe à chaleur

1 : la chaleur prélevée à l’extérieur est transférée au fluide frigorigène qui se vaporise.
2 : le compresseur électrique aspire le fluide frigorigène vaporisé.
3 : la compression élève la température du fluide frigorigène.
4 : le fluide frigorigène cède sa chaleur à l’eau du circuit de chauffage ou directement à l’air du lieu à chauffer.
5 : le fluide frigorigène se condense et revient à l’état liquide.
6 : le détendeur abaisse la pression du liquide frigorigène qui amorce ainsi sa vaporisation

Ses applications

À partir du principe de base de la pompe à chaleur, différents systèmes existent, avec des performances et des possibilités d’application différentes. On peut regrouper les PAC destinées au chauffage des particuliers en deux grandes familles :

• les PAC géothermiques qui puisent la chaleur dans le sol ou l’eau d’une nappe par l’intermédiaire d’un réseau de capteurs ou de forages;

• les PAC aérothermiques qui la puisent directement dans l’air ambiant, extérieur ou intérieur au logement.

On parle selon les cas de modèles air/air, air/eau, sol/sol, sol/eau, eau/eau ou eau glycolée/eau. Le premier terme désigne l’origine du prélèvement, le second le mode de distribution de la chaleur. Seule exception : la PAC eau glycolée / eau qui puise la chaleur dans le sol (avec des capteurs enterrés contenant de l‘eau glycolée).

Et les procédés de mis en oeuvre

Les constructeurs ont mis au point plusieurs procédés. La principale différence tient à la nature des fluides circulant dans les capteurs et les émetteurs de chauffage, et donc à la technologie des PAC utilisées :

• dans les PACà détente directe, un seul circuit : le fluide frigorigène circule en circuit fermé dans la pompe, les capteurs et les émetteurs de chaleur. Ce type de pompes à chaleur contient beaucoup de fluide frigorigène;

• dans les PAC mixtes, deux circuits : celui du fluide frigorigène des capteurs et de la pompe à chaleur et celui de l’eau chaude des émetteurs;

• dans les PACà fluides intermédiaires, trois circuits : le circuit frigorifique de la pompe à chaleur, le circuit des capteurs où circule de l’eau additionnée d’antigel, le circuit qui alimente en eau chaude les émetteurs;

Les PAC géothermiques peuvent être à détente directe, à fluides intermédiaires ou mixtes.

Les PAC aérothermiques sont toujours à détente directe ou mixtes.

Les emetteurs de chaleur

Selon le type de pompe à chaleur, différentes sortes d’émetteurs équipent l’installation.

Un plancher chauffant basse température

Il est formé de tubes noyés dans une dalle de béton. Sa surface diffuse une chaleur douce et régulière (jamais supérieure à 28° C), qui apporte une grande sensation de confort. Dans les tubes circule l’eau du circuit de chauffage (PACà fluides intermédiaires ou mixtes) ou du fluide frigorigène (PAC à détente directe). Le dimensionnement des tubes et leur pose sont différents selon le fluide qui y circulera.

Des radiateurs basse température

Ils fonctionnent avec une eau entre 45 et 50° C, ce qui est le cas dans un circuit de chauffage alimenté par une PAC mixte ou à fluides intermédiaires. Ils procurent une chaleur douce très agréable. Cette solution convient si on ne peut (ou ne veut) pas installer de plancher chauffant qui peut être difficile ou coûteux à mettre en oeuvre en rénovation.

Les radiateurs d’une précédente installation de chauffage central peuvent convenir, à condition de vérifier leur dimensionnement.

Les émetteurs basse température Ces émetteurs (planchers chauffants, radiateurs basse température) engendrent des économies et valorisent les équipements performants que sont les pompes à chaleur.

Des ventilo-convecteurs à eau

Ce sont des émetteurs de chaleur par air, raccordés au circuit d’eau de chauffage d’une PAC mixte ou à fluides intermédiaires. Ils filtrent et diffusent ’air des pièces grâce à un ventilateur.

Des ventilo-convecteurs à détente directe

Ce système peut comporter une unité par pièce ou une unité centrale (installée dans un faux plafond, des combles ou un placard et reliée à un réseau de gaines de distribution d’air chaud). Chaque unité pulse dans le logement l’air réchauffé par passage sur une batterie d’échange où circule le fluide frigorigène de la PAC à détente directe.

Le chauffage, mais aussi

Les pompes à chaleur sont avant tout des systèmes de chauffage. Elles peuvent également remplir d’autres fonctions.

Pour l’eau chaude sanitaire, un appoint ou une

installation indépendante sont nécessaires On peut obtenir de l’eau chaude sanitaire de deux façons avec une pompe à chaleur :

• avec la PAC qui assure le chauffage de la maison. L’eau du ballon est chauffée en récupérant une partie de la chaleur du fluide frigorigène. Quand la PAC ne fonctionne pas, une résistance électrique chauffe l’eau sanitaire ;

• avec un chauffe-eau thermodynamique. C’est un système indépendant muni d’une pompe à chaleur autonome. Il peut donc fonctionner toute l’année.

Le rafraîchissement d’un bâtiment en été

En inversant le cycle du fluide frigorigène, la pompe à chaleur puise des calories dans le logement et les rejette à l’extérieur.

Les PAC munies de ce dispositif sont dites « réversibles ». Elles assurent une baisse modérée de la température, de l’ordre de 3 à 4° C de moins qu’à l’extérieur. Il s’agit donc d’une fonction de rafraîchissement et non de climatisation.

Par ailleurs, certains climatiseurs individuels réversibles assurent une fonction « chauffage ». Ils ne sont en général pas adaptés aux besoins de chauffage d’hiver car ils ne sont pas dimensionnés pour cela.

Rafraîchissement et condensation Si votre pompe à chaleur alimente un plancher chauffant / rafraîchissant, la température de celui-ci ne doit pas descendre trop bas par rapport à celle de l’air ambiant. Sinon, il y aura condensation de l’humidité de l’air sur le plancher. Pour éviter cela, une régulation appropriée assure ce contrôle.

L’installation d’un système réversible incite à la consommation d’électricité tout au long de l’année pour les besoins d’un certain confort thermique alors qu’une pompe à chaleur uniquement dédiée au chauffage n’en utilise que l’hiver…

Performances et Certifications

Des coefficients à connaître : COP et EER Les performances des pompes à chaleur s’expriment par des coefficients qui rendent compte de leur efficacité en fonction de l’énergie qu’elles consomment.

Pour 1 kWh d’électricité consommé, les PAC restituent pour la plupart 2 à 4 kWh de chaleur. Par exemple, si une PAC consomme 1 kWh d’électricité et restitue 3 kWh de chaleur, on dit que son COP est de 3.

Le rapport entre la quantité de chaleur produite et l’énergie électrique consommée (par le compresseur) est le coefficient de performance (COP) de la pompe à chaleur. Il traduit la performance énergétique d’une pompe à chaleur en mode chauffage

Le COP est mesuré par le fabricant ; il est valable pour une température d’essai donnée. Dans la pratique, quand le milieu est plus froid que cette température d’essai, l’efficacité énergétique de la pompe à chaleur diminue et devient inférieure au COP annoncé. À l’inverse, elle est supérieure à ce COP quand le milieu est plus chaud que la température d’essai.

L’ADEME conseille donc l’installation d’une pompe à chaleur présentant le COP le plus élevé possible et en tout cas supérieur à 3,3.

L’appellation EER (coefficient d’efficacité frigorifique) traduit l’efficacité d’un système thermodynamique quand il produit du froid.

Des consommations annexes

                                                                    photo compteur

Le compresseur de la pompe à chaleur est le principal consommateur d’électricité, mais il n’est pas le seul. Les PAC sont le plus souvent équipées d’auxiliaires qui fonctionnent à l’électricité (circulateurs, organe de dégivrage, ventilateurs, etc.). Enfin, les ventilo-convecteurs sont eux aussi équipés de ventilateurs. Il faut tenir compte de ces consommations annexes pour estimer la performance réelle du système de chauffage.

Des certifications pour un matériel de qualité

Le marquage Eurovent garantit que les puissances, le COP et l’EER des PAC réversibles sont conformes aux valeurs annoncées par les constructeurs.

La marque NF PAC certifie, le COP, la puissance thermique et le niveau de puissance acoustique des pompes à chaleur aérothermiques et géothermiques de moins de 50 kW.

Le label Promotelec est attribué aux matériels qui satisfont à un cahier des charges (fixant entre autres les performances des appareils).

Dans les deux cas, les essais sont réalisés par des laboratoires indépendants.

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dimanche, décembre 13 2009

Les pompes à chaleur

D’entrée de jeu, les bonnes pistes

Comment savoir vers quel type de pompe à chaleur s’orienter quand on veut s’équiper ? Tous les procédés ne conviennent pas forcément à votre situation. En préalable, ce petit tableau va vous aider à « débroussailler le terrain »… Vous voulez en savoir plus ? Retrouvez tout au long de ce guide des informations techniques utiles pour faire de bons choix.

Vous faites construire.

Le terrain autour de votre maison s'y prête.

!!!! Vous pouvez faire installer tout type de PAC.
   • Une PAC géothermique à capteurs enterrés horizontaux s'il y a assez de place dans le jardin.

• Une PAC géothermique à capteurs enterrés verticaux sous réserve des démarches administratives nécessaires. • Une PAC sur eau de nappe si celle-ci s'y prête et sous réserve des démarches nécessaires. • Une PAC aérothermique. Dans les climats rigoureux, il sera peut-être nécessaire de faire installer un appoint de chauffage selon le modèle de PAC aérothermique envisagé. Attention au voisinage, certaines sont plus bruyantes que d'autres.

Vous faites construire.

Le terrain est petit (moins de 200m2) et/ou planté d'arbres, le sol est rocheux...

 De nombreuses PAC sont envisageables, sauf la PAC géothermique à capteurs horizontaux.
   • Une PAC géothermique à capteurs enterrés verticaux sous réserve des démarches administratives nécessaires.

• Une PAC sur eau de nappe si celle-ci s'y prête et sous réserve des démarches nécessaires. • Une PAC aérothermique. Dans les climats rigoureux, il sera peut-être nécessaire de faire installer un appoint de chauffage selon le modèle de PAC aérothermique envisagé. Attention au voisinage, certaines sont plus bruyantes que d'autres.

Vous faites remplacer un chauffage existant.
 Vous avez les mêmes possibilités que dans une construction neuve, à quelques restrictions près.

Au préalable, faites vérifier l'état de l'isolation de votre maison (parois et ouvertures) et engagez des travaux de remise à niveau si nécessaire (des aides fiscales vous y aideront) : une bonne isolation permet en effet de limiter les consommations d'énergie et ce quel que soit le système de chauffage utilisé. • l'installation d'un plancher chauffant nécessite une rénovation lourde, il ne sera peut-être pas possible d'installer une PAC fonctionnant avec ce type d'émetteur de chaleur. • si vous choisissez une PAC aérothermique et si vous habitez une région au climat rigoureux, il sera peut-être nécessaire de faire installer un appoint de chauffage selon le modèle de PAC aérothermique envisagé. • certaines PAC permettent la réutilisation du réseau de chauffage central déjà en place.

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Les Pompes à Chaleur

Il y a de la chaleur… dans le sol, l’eau et l’air

Notre environnement : le sol sous nos pieds, l’eau des nappes, l’air qui nous entoure, stockent chaque jour l’énergie que nous dispense le soleil.

Récupérer cette énergie gratuite et inépuisable et s’en servir pour le chauffage, c’est possible grâce aux pompes à chaleur.

Ce sont des équipements qui permettent d’économiser les énergies fossiles tout en limitant nos rejets de gaz à effet de serre. Il en existe plusieurs types, qui puisent la chaleur soit dans l’air (pompes aérothermiques), soit dans le sol ou l’eau des nappes phréatiques (pompes géothermiques).

L’ADEME encourage le choix des pompes à chaleur les plus performantes, quelle que soit la technologie, en insistant en particulier sur la qualité de mise en oeuvre du système complet (capteur, pompe à chaleur, émetteur de chaleur).

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vendredi, juin 19 2009

La geothermie un exemple d'energie.

Ce n'est pas sans raison que les traditions ont placé l'enfer et son feu purificateur au centre de notre planète. Sous nos pieds, la terre est chaude, et même de plus en plus chaude à mesure que l'on s'enfonce dans ses entrailles.

1 - Le gradient géothermal

Expérimenté concrètement par des générations de mineurs de fond et aujourd'hui bien mesuré, l'accroissement de la température en fonction de la profondeur est appelé "gradient géothermal". Il est en moyenne, sur la planète, de 3,3°C par 100 mètres, le flux d'énergie thermique à l'origine de ce gradient étant de l'ordre de 60 mW/m2. Mais ces valeurs peuvent être nettement supérieures dans certaines zones instables du globe, et même varier de façon importante dans les zones continentales stables. Ainsi, le gradient géothermal est en moyenne de 4°C tous les 100 m en France, et varie de 10°C/100 m dans le nord de l'Alsace à seulement 2°C/100 m au pied des Pyrénées.

                       terre_geothermie_couche_terrestre.bmp

© ADEME-BRGM

2 - Le flux de chaleur

Une partie de la chaleur de la Terre est une relique de sa formation, il y a 4,55 milliards d'années. Pour donner naissance à la Terre, des poussières, des gaz, des roches flottant dans la banlieue du tout jeune soleil se sont assemblées par accrétion. Au centre, dans le noyau, une énergie considérable s'est accumulée dans la masse. Elle correspond à l'énergie potentielle issue de la condensation de la planète. Une vraie fournaise : la température du noyau frise les 4 200°C. Le manteau de roche en fusion qui l'entoure est lui aussi très chaud, sa température variant entre 1 000 et 3 000 degrés. Mais toute cette chaleur remonte difficilement à la surface car les roches intermédiaires de l'écorce terrestre sont de très mauvais conducteurs. L'essentiel de l'énergie arrive donc jusqu'à nous par conduction, c'est ce "flux de chaleur" qui explique le gradient géothermal.

3 - La structure interne du globe

Les observations directes ne dépassant pas les dix premiers kilomètres de la croûte terrestre, nos connaissances reposent essentiellement sur l'étude de phénomènes de propagation des ondes sismiques naturelles ou provoquées lors d'explorations géophysiques. On a ainsi pu distinguer trois enveloppes principales dans la structure du globe. Au centre, sur un rayon de 3 470 km, un alliage de fer et de nickel, solide au coeur et liquide autour, forme le "noyau", qui représente seulement 16% du volume total mais 67% de la masse terrestre. Il est entouré du "manteau" sur une épaisseur de 2 900 km. Riche en silicate de fer et magnésium, le manteau représente plus de 80% du volume du globe. Enfin vient l'écorce ou "croûte",enveloppe moins dense dont l'épaisseur varie grandement,puisqu'elle atteint entre 30 et 70 km dans les zones continentales pour seulement 20 km sous les océans,et seulement quelques kilomètres au niveau des dorsales et des rifts. L'écorce et la partie supérieure du manteau constituent la lithosphère. Cet ensemble rigide, divisé en plusieurs plaques, flotte sur une couche inférieure du manteau : l'asthénosphère.

4 - L'origine de la chaleur

Pourtant, la chaleur dégagée par notre globe n'a pas pour principal responsable le refroidissement de son noyau, mais la désintégration des éléments radioactifs présents dans ses roches : uranium, thorium, potassium, etc. 90% de l'énergie dissipée provient en effet de ce mécanisme. La chaleur émise par la fission varie avec la composition chimique des roches – elle est environ trois fois plus élevée, par exemple, pour les granites que pour les basaltes. Elle varie aussi selon l'âge des roches, raison pour laquelle les gradients géothermiques sont plus élevés dans les plates-formes jeunes, comme en France et en Europe du Sud, que dans les socles anciens, comme en Scandinavie. Pourtant, même dans ces conditions, la géothermie y a connu ces dernières années un grand essor, notamment pour le chauffage.

5 - De la chaleur aux frontières

Il y a en outre des lieux où le flux de chaleur est plus élevé du fait que le magma est parvenu à remonter vers la surface, en réchauffant au passage les roches qui l'entourent. Ce phénomène s'explique par le fait que la lithosphère (l'écorce et la couche supérieure du manteau) est fragile (cassante). Loin d'être une surface homogène, elle est constituée de douze plaques principales (et plusieurs autres petites) qui flottent sur une couche plus fluide, l'asthénosphère, dotée de mouvements de convection lents et réguliers. C'est essentiellement à la frontière de ces plaques – et plus généralement dans les zones fragiles de l'écorce – que le magma peut se glisser et remonter, donnant naissance aux intrusions plutoniques et aux volcans.

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